Communiqué de presse: Les associations humanitaires régionales n’ont pas la tâche facile!

Publié le par Union des Pays de la Loire

A l’occasion du Carrefour international organisé le 25 février par la région des Pays de la Loire, Christine Guerriau, conseillère régionale du groupe Union des Pays de la Loire, membre de la commission « Affaires européennes et internationales », et très investie dans le milieu associatif humanitaire, attire l’attention du président Jacques Auxiette sur les réalités du terrain.


Elle tient à mettre l’accent sur les difficultés que rencontrent, encore aujourd’hui, un bon nombre d’associations pour boucler leur budget d’actions concrètes vers les pays du sud. Elle prend l’exemple d’un enfant d’Afrique qui, pour pouvoir survivre, a été récemment opéré du cœur au CHU de Nantes. Cette intervention, qui a mobilisé de nombreux bénévoles, a nécessité 20000€, fonds que l’association a eu beaucoup de mal à rassembler!


Christine Guerriau rappelle, au nom de toutes les personnes de terrain, que seules les actions concrètes et la participation financière ciblée des collectivités dans le cadre de la coopération permettent d’obtenir de réels résultats. Elle s’étonne de la multiplication des conférences et colloques organisés par la Région autour de ce sujet, dont le coût pourrait compléter efficacement le budget de certaines associations humanitaires régionales. Ces nombreux débats mettent en exergue l’action politique de la Région mais ne parlent pas des acteurs eux-mêmes.


A titre d’exemple, le mois prochain l’Association des Régions de France organisera un colloque de deux jours sur le thème «Jeunesse en  Région ». Si l’objectif est louable : réunir des jeunes de toutes les régions de France, la facture n’est en rien justifiée : 500 000€ pour 800 participants.


En ces temps difficiles, les collectivités doivent montrer plus que jamais de la rigueur dans leurs choix budgétaires. 500 000€, cela représente plus des 2/3 du budget consacré aux associations d’aide au développement de la Région via le FRASICOD, dépensés en deux jours !


A l’époque du Franc, 500 000F auraient représentés au « beau budget », or aujourd’hui nous en sommes à une facture de 3 279 785F ! Personne ne s’en offusque, au nom du « social et du solidaire ».


Trop c’est trop! Les exemples sont nombreux. La crise touche également  les organismes caritatifs et de solidarité qui rencontreront, dans les mois à venir, de réelles difficultés de collectes de fonds privés. Ils comptent donc, et c’est normal, sur une aide publique raisonnable. Certaines dépenses inconsidérées peuvent par conséquent légitimement choquer!

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