Marie-Laure Motreuil se trompe, les Verts n’ont pas le monopole de l’écologie!
Dans une déclaration à la presse (Maine Libre 09.09. 2009), l’élue sarthoise, conseillère régionale (Verts), tente maladroitement de donner une leçon d’écologie au Président de la République et au Premier ministre.
Réagissant sur la taxe carbone, elle rappelle qu’une politique d’aménagement du territoire comprend le développement des transports alternatifs et la réduction des distances entre domicile/travail. La relocalisation des activités économiques dans les villes moyennes et sur les territoires ruraux est une nécessité, ajoute t-elle.
Sans doute, comme les élus verts et de gauche, est-elle dépitée de constater que cette grande réforme introduisant une fiscalité écologique et équitable a été pour la première fois dans un grand pays proposée par un Président et un gouvernement de droite. Sans doute est-elle encore plus dépitée de constater que cet engagement de campagne du Président repris dans le Grenelle de l’Environnement est mis en application.
De toute évidence, lors des dernières élections régionales, en 2004, Madame Motreuil s’est trompé de programme. Associée alors au parti socialiste elle n’a pas su voir que la droite régionale s’engageait, comme elle semble le souhaiter, dans une politique d’équilibre Ville-Campagne et réaffirmait sa volonté de continuer le développement des transports ferroviaires régionaux. Sa désillusion doit être d’autant plus grande aujourd’hui, à l’heure du bilan des socialistes à la tête des Pays de la Loire, et du constat inéluctable de l’éparpillement de l’argent public au profit principal des grandes villes.

Jean-Luc Harousseau
Président du Groupe UPL